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Corbeil-infos : Bernard Gaudin, journaliste et photographe.

Justice

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Corbeil-Essonnes :
Jean-Pierre Bechter sous la menace d’un jugement en correctionnelle  

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Après une longue enquête, le Parquet National Financier estime que Jean-Pierre Bechter a bénéficié de la générosité de Serge Dassault aux municipales de 2009 et 2010. Le maire de Corbeil-Essonnes pourrait donc être renvoyé en correctionnelle pour de présumés achats de votes.

Le mercredi 27 février 2019, le Parquet National Financier (PNF) a dévoilé son réquisitoire concernant les présumés achats de votes au cours des élections municipales de 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes. Si les juges d’instruction suivent ces réquisitions, huit personnes dont Jean-Pierre Bechter (DVD), l’actuel maire de la localité corbeil-essonnoise, seront renvoyées en correctionnelle pour des faits liés à des achats de votes, à du financement illégal de campagne électorale et à du blanchiment de fraude fiscale.

 

« Trois méthodes pour influencer le vote des électeurs ! »

 

Si l’action publique s‘est éteinte à l’encontre de Serge Dassault qui est décédé le 28 mai 2018, les magistrats du PNF souhaitent que l’action de la justice puisse se poursuivre jusqu’au procès des acteurs locaux directement impliqués. Selon le PNF, trois méthodes auraient permis « d’influencer le vote des électrices et des électeurs » avec la distribution de fonds, des remises d’espèces provenant de comptes occultes ouverts à l’étranger et le retour en espèces de fonds qui auraient transité par l’étranger, notamment le Liban.

 

« De telles dépenses revêtent un caractère politique ! »

 

Même si Serge Dassault a toujours prétendu que ses dons n’avaient aucune visée électorale, dans son réquisitoire, le Parquet National Financier considère qu’il s’agissait bien d’achats de votes. « L’ancienneté, la permanence et la généralité de ce système de clientélisme ne doit pas occulter le fait que dans des périodes électorales et lorsque les sommes ont été remises à des personnes chargées d’une mission de propagande ou de se faire des relais d’opinion d’un candidat, de telles dépenses revêtent un caractère politique et peuvent alors qualifier des infractions au code électoral », estime le PNF.

 

« Des sommes sont sans commune mesure avec le plafond des dépenses électorales ! »

 

Dans  cette affaire, le Parquet National Financier estime que Jean-Pierre Bechter a lui aussi bénéficié de « la générosité de Serge Dassault ». Dès lors, l’institution judiciaire demande qu’il soit jugé pour le financement illicite de ses campagnes électorales de 2009 et 2010. Selon le PNF, « les fonds versés pour ces élections, et évidemment non déclarés sur le compte de campagne, s’élèvent à 6,5 millions d’euros pour les municipales de 2009 et plus de 10 millions d’euros pour celles de 2010 ». Il va sans dire que ces sommes sont sans commune mesure avec le plafond des dépenses électorales pour une ville comme Corbeil-Essonnes qui étaient fixées, à l’époque, à 60.000 euros pour les premiers tours et à  80.000 euros pour les seconds tours. 

 

« Un tissu d’incohérences que nos avocats auront beau jeu de démonter ! »

 

Dans l’entourage de Jean-Pierre Bechter, on évoque un renvoi attendu de longue date. « C’est un tissu d’incohérences que nos avocats auront beau jeu de démonter », assure-t-on. « Nous avons à faire à une instruction exclusivement à charge sur des déclarations de voyous et des sommes totalement démesurées », déplore-t-on en soulignant que le maire de Corbeil-Essonnes est bien décidé à prouver son innocence. Concernant la prochaine échéance électorale de 2020, les proches de Jean-Pierre Bechter restent sereins. « C’est le tout début d’une procédure judiciaire qui devrait se poursuivre bien au-delà des élections municipales de 2020 », explique-t-on en prévoyant que cette affaire ne sera pas définitivement jugée avant une dizaine d’années.

 

« Il est temps que la justice soit rendue et qu’une page se tourne », estime Bruno Piriou

 

Dans un communiqué, Bruno Piriou (DVG), conseiller municipal d’opposition et principal instigateur des poursuites judiciaires menées à l’encontre de Serge Dassault, a souhaité réagir à la demande du Parquet National Financier de renvoyer en correctionnelle le maire de Corbeil-Essonnes sur l’affaire dit des achats de votes. « Dix ans après les faits, il est temps que la justice soit rendue, qu’une page se tourne et que les Corbeil-Essonnois réconciliés se tournent vers l’avenir », fait-il savoir.

 

Bernard Gaudin - 1er mars 2019

 

 

 

 

 

Corbeil-Essonnes : Serge Dassault et Jean-Pierre Bechter lors de la présentation de leur liste pour les municipales de 2010.